Hélistation : Point de vue d'un médecin de l'Ile d'Yeu

19 juillet 2017 - 4771 vues
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Suite au tract diffusé par l'association Les Riverains du Port (contre l'hélistation sur le port) faisant état de l'organisation des urgences médicales sur l'Ile d'Yeu, le docteur Marc-Antoine Larvor, médecin généraliste sur l'île et médecin de la SNSM, a voulu exercer son droit de réponse au nom du Centre de Santé et de ses médecins.

Selon eux, les informations présentées par l'association ne sont pas justes, il revient donc sur les règles sanitaires en vigueur, notamment lors des évacuations sanitaires.

Commentaires (1)

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Gael, il y a 1 mois
Qui croire ? Helismur4/1/08 Bonjour, Je souhaiterai réagir à un article paru le 04 janvier 2008 dans le journal Ouest France rubrique actualité La Roche sur Yon : Ile d'Yeu les urgences médicales en danger La lecture de cet article laisse penser que l'affectation de crédits necessaires à l'implantation d'un hélicoptère bi turbine sur l'ile d'Yeu serait la solution miracle et sans faille. Il n'en est rien. En effet que se soit l'hélicoptère d'une compagnie privée basée sur l'ile, de la sécurité civile, de l'armée ou d'une compagnie privée au service du SAMU des Pays de Loire les contraintes liées aux paramètres météorologiques sont les mêmes. Dans le contexte actuel, c'est l'HELISMUR des Pays de Loire, géré par le SAMU 44, qui est sollicité pour les évacuations sanitaires de nuit sur l'ile d'Yeu. Lorsque cet appareil n'effectue pas l'évacuation pour raison météorologique, aucun autre hélicoptère privé ne pourrait assurer cette évacuation et il serait fait appel à un moyen nautique, tout comme sur le continent, pour le reste de la population, il est fait appel à des moyens routiers. La sécurité civile et l'armée peuvent pour des raisons de sécurité nationale abaisser ces seuils, appelés minima opérationels, en utilisant des dispositifs de vision nocturne notamment, mais cela ne se fait pas sans risque, par tous les temps et surtout sans raison valable. La nuit du 26 au 27 décembre 2007, les conditions météorologiques étaient telles qu'aucun aéronef n'aurait pu être activé. Il est dangeureux de faire croire qu'un hélicoptère ou un avion peut voler par tous les temps même pour rassurer une population insulaire. L'ARH des Pays de Loire et Monsieur le Préfet de Vendée ont déterminé une solution provisoire qui permet aux 5000 habitants de l'ile d'Yeu de disposer d'un moyen héliporté pour assurer les évacuations urgentes de jour par la société Oya et de nuit par le SAMU 44 et cela fonctionne bien. Lorsqu'un hélicoptère bi-turbine sera à nouveau en place sur l'ile, les équipages ne commendront pas plus aux éléments que les partenaires actuels. Pour effectuer un vol en hélicoptère de nuit, la réglementation impose que la visibilité soit de 8 km et que la base des nuages soit à 450 m au minimum, pas de brouillard ni de phénomène orageux. Si un appareil venait à s'abimer en mer alors que ces conditions n'étaient pas réunies, il y a fort à parier que les élus qui crient au loup à ce jour, ne fassent pas le déplacement au tribunal pour défendre la veuve du commandant de bord qui aura pris la décision d'effectuer ce vol, même s'il s'agissait de sauver une vie. Patrick NICOLLE Chef de base HELISMUR Pays de Loire etxola@hotmail.fr Helismur9/1/08 Monsieur, Pardon si mes propos vous ont choqué ça n’était pas le but. Loin de moi l’idée de remettre en cause la necessité pour l’île de posseder un moyen rapide et moderne et les orientations actuelles vous permettront j’en suis sur d’en disposer rapidement. Point de critique sur le bien fondé des évacuations non plus, car mes compétences médicales ne me le permettent pas, cependant j’ai des yeux et des oreilles ! En revanche, j’ai quelques compétences en aéronautique aussi permettez moi d'apporter ce complément à vos connaissances dans ce domaine : - La notion de « risque calculé » n’existe pas. Les vols s’effectuent en condition « de vol à vue » ou de « vol aux instruments » et à ma connaissance aucun équipement ne permet cette deuxième option actuellement. Si les équipages ont effectué des missions dans les conditions que vous décrivez, c’est sous leur seule responsabilité à un moment ou la démarche commerciale rejoingnait la mission de service public. A voir la façon dont ils ont été remerciés, nul doute que vos nouveaux partenaires seront en tirer les enseignements et ne s’affranchiront plus de la législation en vigueur même pour « sauver une vie ». Sachez enfin que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire encore moins à écrire.