Parasite


17 juillet 2019 - 257 vues

Thriller et farce sociale du sud-coréen Bong Joon Ho, Palme d'or à Cannes, avec Song Kang-Ho, Lee Sun-Kyun et Cho Yeo-Peong.

Toute la famille de Ki-Taek est au chômage, vit dans un sous-sol misérable, et rêve devant les beaux quartiers au train de vie d'une très riche famille, les Park. Un jour, le fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. La fille, le père, la mère, un par un, se font embaucher comme thérapeute, chauffeur, gouvernante, en séduisant, en rassurant et se rendant indispensables à chaque membre de la famille Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable.

La Palme d'Or veut tout dire : cette satire sociale sous forme de thriller est construite comme un mécanisme impeccable, en huis clos, passant d'une maison à l'autre (chacune ayant son rôle à jouer dans l'histoire), montrant les relations d'emblée faussées entre les deux familles, qui permettent au malaise de s'installer insidieusement, comme leur odeur, car même l'odeur a un rôle, suivi du choc d'une découverte imprévue (dont je ne parlerai pas) qui perturbe soudain la mécanique parfaite de la famille parasite, et les fait rentrer, et le spectateur avec, dans une angoisse où tout devient imprévisible.

La construction est virtuose, l'approche psychologique est universelle, comme cette parabole de la lutte des classes, le mélange des genres impeccablement maitrisé, des acteurs fabuleux de naturel, on est ébloui par l'inventivité, l'étrangeté et la perfection de ce cinéma, et le génie multiforme du réalisateur.

Martine

Projections au Ciné Islais

Jeudi 18 juillet : 22h15 VO

Vendredi 26 juillet : 22h15 VO

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