Échouage de Physalies : Attention à la plage !

06 octobre 2017 - 10198 vues

Depuis quelques jours, un échouage d’organismes marins de type Physalia Physalis est observé sur les plages de La Turballe et sur les côtes bretonnes.

Aussi bien appelée Vessie de mer, on la compare à tort à une méduse, alors qu'elle est en fait un siphonophore marin qui appartient à la catégorie des neustons (organismes aquatiques vivant en surface).

Prudence : cette espèce est extrêmement urticante et provoque des lésions cutanées très douloureuses.

Cette espèce, munie de filaments de grande longueur (pouvant atteindre 50m !) et très collants, est extrêmement urticante. Ces animaux sont reconnaissables à leur couleur translucide bleu/rose/violet et à leur petite poche d'air de 10 à 20 cm qui lui sert de flotteur, ressemblant à un sac plastique gonflé.

La municipalité de la Turballe a par ailleurs décidé par arrêté de fermer l’accès aux plages pour permettre le ramassage des animaux en toute sécurité. Il est recommandé de ne pas se baigner ou de pratiquer des loisirs nautiques impliquant un contact fréquent avec l’eau (Planche à voile, kite surf…). Il est également recommandé de ne pas toucher l’animal, même s’il est échoué ou mort.

Que faire en cas de contact avec une physalie ?

En cas de contact, protégez-vous et de retirez soigneusement les tentacules qui sont très adhérentes à la peau, sans les écraser, en appliquant de la mousse à raser (ou à défaut, du sable sec) sur la lésion et en grattant avec un carton rigide (ou carte de crédit). La lésion doit ensuite être rincée abondamment à l’eau de mer. Toute application de pommade, crème ou gel est déconseillée. Ces conseils sont également valables pour une piqûre de méduse.

Des symptômes plus généraux sont possibles : sensation de malaise, perte de connaissance, accélération du rythme cardiaque et de la pression artérielle, vertiges, douleurs abdominales, vomissements.

Lors de l’apparition de ces symptômes, le baigneur doit appeler le SAMU Centre 15. Dans tous les cas, une visite chez votre médecin ou à l'hôpital s'impose

Si vous rencontrez des Physalies, sur la plage ou dans l'eau, prévenez immédiatement les autorités (Mairie, Pompiers...) qui procéderont à leur ramassage et prendront les mesures nécessaires. Afin d'éviter les accidents, avertissez les personnes présentes autour de vous et/ou les sauveteurs de plage.

 

12/10/2017 : Selon l'ARS Vendée, aucun signalement de physalie sur le département.

 

Pour en savoir plus...

Ce siphonophore est composé d'eau à 90% et dispose d'un flotteur de 10 à 20 cm, nommé pneumatophore (sorte de ballon ovale translucide, donnant sa forme à l'animal). Sa teneur en air lui permet de se déplacer à l'aide du vent et des courants marins, et de se déporter des mers tropicales et subtropicales des océans Atlantique et Indien, où elle vit habituellement, vers les côtes européennes. Cet organe a la capacité de se dégonfler lorsqu'advient une attaque à la surface, lui donnant ainsi la possibilité de plonger brièvement pour se mettre à l'abri.

Selon l'Agence régionale de santé (ARS) d'Aquitaine, on a recensé 31 cas d'envenimation en 2012. C'est une très nette diminution par rapport à l'année précédente, où l'on comptait 885 cas. Un progrès grâce au dispositif de surveillance des envenimations appelé "Physatox", mis en place en 2011 par le biais d'une collaboration entre l'ARS, la CIRE Aquitaine (cellule régionale de l'Institut de veille sanitaire) et le Centre Antipoison et de Toxicovigilance (CAPTV) du CHU de Bordeaux.

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